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Comment soutenir son équipe en période d'incertitude (1 de 2)

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Comment créer un environnement de travail réconfortant et stimulant dans le contexte pandémique actuel? Un webinaire organisé par le Réseau Mentorat et Desjardins apporte des réponses qui intéresseront autant les entrepreneurs que les mentors. Car ces derniers sont doublement affectés par la Covid. Partie 1 de 2.

La pandémie a entraîné son lot d’incertitudes dans les milieux de travail, c’est le moins que l’on puisse dire. Avec le télétravail, la notion du temps s’est déstructurée. Les semaines passent lentement, mais les mois viennent vite! Décalage temporel et essoufflement marquent désormais le quotidien.

Dans ce contexte, il faut clairement apprendre à prendre soin de soi. C’est d’autant plus vrai pour les mentors : c’est difficile de s’occuper des autres si on ne file pas bien soi-même!

Mais comment prendre soin de soi dans le contexte actuel?

La langueur

Car, depuis le grand confinement du 13 mars 2020, la pandémie a entraîné une foule de changements dans les habitudes de vie. Incertitude permanente ou dégradation de la capacité d’espoir : pendant des mois, on a eu l’impression que cette crise ne finirait jamais…

Et le télétravail généralisé n’est pas du vrai télétravail, c’est plutôt du travail forcé à la maison!

Pire : tous ces changements nous ont été imposés et on ne peut même pas se plaindre… D’autant plus que, dans bien des cas, certains établissent difficilement une frontière entre leurs vies personnelle et professionnelle. D’autres ont des conflits de valeurs, craignent pour leur santé ou celles de leurs proches, vivent avec un sentiment de solitude de plus en plus pesant.

On parle désormais de langueur : un état d’esprit entre le bonheur et la détresse psychologique, proche du mal-être.

Le stress

Une des grandes conséquences de cette pandémie est celle du stress, une réaction physiologique et neurologique normale face à une situation anormale. Normalement le stress permet à notre organisme de s’adapter aux événements qui jalonnent notre vie. Mais nous vivons collectivement une situation anormale… pleine de stress!

Or, le niveau de stress varie d’une personne à l’autre. Et il disparaît avec la « menace » qui l’a généré.

Le stress mène à d’autres états psychologiques, comme l’anxiété et de la déprime. Ces états varient aussi avec la personne. Le stress chronique génère aussi des émotions intenses. Devant un problème souvent anodin, on explose : colère ou tristesse peuvent surprendre notre entourage.

A-t-on moyen de contrôler le stress quand on est le patron? Surtout quand l’environnement est défavorable (arrêt forcé des activités, impossibilité de savoir quand on reviendra à la normale, beaucoup de nouveautés survenant simultanément, vos décisions ou votre jugement est remis en question). Comme gestionnaire, prenez une feuille de papier et identifiez clairement votre source de stress :

Sur quoi ai-je du contrôle? Comment en obtenir plus?
Établir des scénarios de sortie de crise.
Mon ego comme boss est-il affecté : d’où vient la menace? Est-elle crédible? Temporaire?

L’élastique du stress

Il est bon de se rappeler que toute crise a une fin. Les spécialistes parlent de « courbe de stress », ou « d’élastique du stress ». Entre ennui et panique, il y a une zone optimale de stress où l’on se doit d’établir ses limites.

Car le stress chronique entraîne certains symptômes qu’on se doit rapidement d’identifier comme gestionnaires :

Physiques : douleurs musculaires, insomnie, perte d’appétit, maux de tête…
Émotionnels : anxiété, sensibilité accrue, irritabilité, baisse de libido, tristesse, perte d’estime de soi…
Intellectuels : baisse de concentration, oublis, erreurs, désorganisation…
Comportementaux : agressivité, isolement, absentéisme, abus de télé ou de jeux vidéo, consommation accrue de drogues, café, alcool, tabac…

Certains signaux ne mentent pas comme la panique, l’insatisfaction marquée, l’apathie, la fatigue cognitive ou physique, ou carrément le retrait social. Certains experts parlent de 4D ou 5D : détresse (émotionnelle intense), déviance, dysfonctionnement (au quotidien), danger (pour soi ou autrui) et durée.

Normalement, quand ces comportements s’étirent sur une période prolongée (deux semaines par exemple), comme gestionnaire, on se doit de réagir.

Par contre, le patron n’est pas un ami ou un proche. Sa responsabilité est de fournir des ressources et d’encadrer : il n’est pas un médecin, un psy ou un travailleur social.

Dans le texte suivant, on aborde les différentes attitudes à afficher comme gestionnaire ou mentor pour passer au travers de la crise actuelle.

Le webinaire fut diffusé initialement le 13 mai 2021 et offert par Marie-Pier Boivin, doctorante en recherche et intervention à l’Université de Sherbrooke et experte en psychologie organisationnelle pour Startup en résidence à l’incubateur Desjardins. Pour visionner le webinaire et obtenir une fiche synthèse.

31 mai, 2021

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#Entreprendre au quotidien

31 mai, 2021

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